Constitution d'un patrimoine
L'impact des connaissances financières
L'impact des connaissances financières

Beaucoup hésitent à investir sur les marchés financiers, faute de connaissances suffisantes. Les banques s'efforcent donc de renforcer les connaissances financières de la population.
De nombreux Suisses souhaitent bénéficier d'une plus grande liberté financière : ils rêvent de grands voyages, d'une maison à eux ou d'une retraite anticipée. C'est ce que montrent diverses études. Et pourtant, plus de la moitié de la population place son argent sur un compte d'épargne au lieu de l'investir.
L'expérience parle pourtant en faveur des marchés financiers :
Une personne qui a déposé 1000 francs sur un compte d'épargne suisse il y a 30 ans dispose aujourd'hui de près de 1’310 francs grâce à un taux d'intérêt moyen de 0,9%. Le rendement moyen de 8% des placements en actions suisses a en revanche permis de constituer un patrimoine d'environ 10’000 francs.
Le manque de connaissances freine la constitution d'un patrimoine
Les chiffres le montrent : ceux qui placent leur argent sur les marchés financiers peuvent se constituer un patrimoine à long terme. Pourtant, environ un tiers des épargnants n'investissent pas, car ils estiment ne pas avoir les connaissances nécessaires. De plus, beaucoup pensent que leur patrimoine est trop modeste pour être investi.
Le manque de connaissances et une fortune supposée modeste dissuadent de nombreuses personnes en Suisse d'investir leur argent sur les marchés financiers. « Pourtant, le marché des placements n'a jamais été aussi accessible », déclare Thomas Kovacs, blogueur financier. Les solutions numériques de placement et de prévoyance permettent de se lancer facilement, quel que soit le montant de la fortune..
La culture financière est plus importante que jamais
L'augmentation des possibilités d'investissement arrive à point nommé. Matthias Geiss-bühler, directeur des investissements chez Raiffeisen, souligne : « Aujourd'hui, ceux qui se contentent d'épargner ne peuvent pas se constituer un patrimoine. »
En effet, les faibles taux d'intérêt et l'inflation font que l'argent placé sur un compte d'épargne perd de sa valeur réelle.
La culture financière gagne donc en importance. D'autant plus que la simplicité et l'accessibilité des offres actuelles peuvent inciter à la spéculation plutôt qu'à la constitution d'un patrimoine à long terme.
Risques et opportunités dans le monde numérique
Les réseaux sociaux regorgent d'informations peu fiables. « Les jeunes investisseurs sont ainsi poussés vers des classes d'actifs spéculatives », met en garde Matthias Geiss-Bühler.
Pour lui, une chose est claire : les banques doivent proposer des offres numériques accessibles, car « beaucoup de jeunes hésitent à parler à un conseiller clientèle ».
Dans le même temps, Geissbühler est convaincu que toute personne qui prend des décisions financières devrait demander l'avis d'un professionnel. « Après tout, quand je suis malade, je vais chez le médecin ».
Comment les banques contribuent à la culture financière
Le blogueur financier Thomas Kovacs estime que les premiers pas en matière d'investissement peuvent tout à fait être faits seul : « Je ne vais pas non plus chez le médecin pour apprendre ce qu'est une alimentation saine. »
Selon lui, essayer par soi-même avec de petits montants fait partie de l'éducation financière, tout comme la lecture d'informations. Cependant, à mesure que le patrimoine augmente, les conseils des experts bancaires deviennent de plus en plus importants.
Son expérience montre que « de nombreux jeunes commencent avec des applications cryptographiques et se tournent ensuite vers des prestataires traditionnels tels que les banques ». Ces dernières marquent également des points auprès du blogueur financier grâce à leur grande fiabilité.
La planification patrimoniale ne se limite pas à faire fructifier son argent
Pour Matthias Geissbühler, une relation bancaire va toutefois bien au-delà du conseil en placement. « L'investissement n'est qu'un élément de la planification patrimoniale. »
Au cours de la vie, s'ajoutent des questions relatives à la prévoyance, à la fiscalité et à la propriété immobilière. Selon M. Geissbühler, seules les banques offrent ce conseil global.
Et celui-ci est utilisé. C'est ce que montre une étude de la Haute école de Lucerne : environ la moitié de la population suisse qui investit prend ses décisions d'investissement en collaboration avec un conseiller bancaire ou une personne de confiance.
Le conseil en gestion de fortune des banques a également un impact sur l'économie dans son ensemble : les Suisses financièrement stables soutiennent la prospérité nationale en garantissant le pouvoir d'achat, les investissements et la stabilité économique.



